Le travail c’est la santé, ne rien faire la conserver.
As on vraiment besoin de travailler ? Nous avons tous besoin de manger, boire, dormir, nous protéger des agressions extérieures, nous reproduire, nous occuper, nous divertir. Alors à quoi sert le travail ?
Et bien, à gagner durement, chèrement, de l’argent. Monnaie d’échange pour un service que nous ne pouvons pas faire nous même, parce que nous travaillons. C’est le propre de la civilisation. Chacun effectue une tache nécessaire à tous et est rétribué pour cette tache. Plus le labeur est ingrat, moins la paye sera conséquente. Oui, la rétribution d’un travail n’est pas proportionnelle à sa pénibilité mais à la notion d’avilissement qui y a été apposée. Bien souvent, plus un travail est considéré comme noble, et donc peu salissant/loin des basses considérations matérielles, du trivial, plus il est rétribué. Le gain semble même exponentiel.
Mais alors pourquoi travaille on ? Et bien peut être parce que l’on nous as élevé vers la notion de travail tout puissant et salvateur, but ultime de l’enfance. Naît, grandit, apprend et travaille. Après, tu pourra te reposer.
Celui ne recherchant pas de travail est considéré comme un feignant, pire, un parasite. Il profite de nous ! Nous nous suons sang et eau et lui ne fait rien ! Jalousie. Mépris. Le travail est un moteur d’intégration social. Celui qui travaille est intégré à la communauté. Il est un rouage bien huilé s’accordant avec les autres afin de faire fonctionner la grande machine mondiale. Mais alors, si nous sommes tous des rouages, à qui profite notre grand ensemble ? Peut être à une élite feignante laissant le labeur à ceux qui n’ont pas le luxe de ne rien faire. Mais alors les chômeurs, ceux qui ne font rien, les parasite, pourquoi ne sont ils pas l’élite ? Qu’est-ce qui les différencie des autres feignants ? La naissance sûrement, la monnaie aussi. Peut-être n’ont ils pas eu la chance de pouvoir profiter des autres et de grimper un peu plus l’échelle sociale, ou juste de naître au sommet.
Alors doit on fatalement être un petit rouage plus ou moins haut de cette grande pyramide ? Certains décident de s’éloigner, parfois même, pour les plus extrêmes, se détachent. Certains deviennent à moitié indépendant du système. Et ces petits rouages là, qui partent en roue libre, peuvent devenir de simple morceaux qui se perdront, mais parfois s’agglomèrent en petites sphères, mobiles et adaptables, qui roulent dans leur environnement, profitant des tremplins et s’abritant lors les orages. De roc massif et statiques, ils deviennent vivants et mobiles. Et le roc, au départ à peine ébranlé par ces petites pertes, perd de sa stature. Plus la base prend le large vers la liberté, mais aussi l’insécurité et plus le gros monticule envahissant se fragilise. Alors le sommet, ébranlé par ces secousses prend peur, tremble, et donne alors la semonce nécessaire pour préserver la pyramide. Mais comme tout ce qui vit meurt, un jour la pyramide s’effondre. Le choc est brutal. Mais quand les survirants se relèvent ils ont le choix, le choix de reformer une pyramide, ou d’essayer autre chose, de nouveau, de différent.
N’ayons pas peur d’ébranler nos certitudes, même les plus longuement acquises, nous pouvons y perdre tout ce que nous possédons, mais y gagner tellement plus.
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