La haine est un poison présent en chacun.
Insidieux, le venin se répands. Il brouille nos pensées et corrompt notre âme. Quand la violence déborde, elle nous submerge et se déverse sur les autres.
La fureur repousse l’assaillant, mais elle nous ronge. On s’y brûle dans la défense, comme dans l’attaque.
Cette poix vive nous colle à la peau, jusqu’à l’os. On s’y noie, elle nous mord. Nos plus vieux instincts se réveillent avec fracas. Alerte ultime avant l’irréparable.
On s’englue dans la boue saumâtre de l’exécration, étouffés par notre ressentiment. La bile doit jaillir et la source se tarir.
Quand le flot oppressant de la violence s’éclaircit et que la résurgence apparaît, plaie écarlate béante, encore palpitante, les larmes rincent le fiel.
Les impuretés lavées, la blessure guérit, laissant à jamais la marque nacrée de la confiance bafouée.
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