Six heures du matin, j’ouvre les yeux. Dehors, le soleil se lève prestement. Je m’étais déjà réveillé à trois heures mais avait attendu que le sommeil revienne. Surpris de n’avoir dormi que si peu d’heures, avec un tel état de fatigue, j’accepte cependant d’être levé aux aurores. J’envoie un message à la famille, restée en France qui m’appelle immédiatement. La journée débute bien.
Le pied vaillant, je sors commencer ma journée de visite. Arrêt à la supérette du coin, pour m’acheter deux onigiris, pour le petit déjeuner et en avant ! Aujourd’hui, j’ai l’intention de finir la visite des remparts de Suwon.
Il ne fait pas encore une chaleur à crever mais les premiers bouffées se font sentir. Heureusement, il y a de l’air. Direction la porte sud des remparts, Paldamun. Trônant en plein milieu d’un rond point construit autour, le vestige militaire en impose à tous les passants.

Je poursuis l’ancien tracé des remparts vers l’orient et visite brièvement le marché Jidong. Les marchés seront un centre d’intérêt récurant de mes visites. Pour le moment, je découvre le fonctionnement des lieux. Les portions de fruits vendus aux étals sont trop importants et je ne souhaite pas me trimballer un sac de victuailles. Je me passe de fruits.
Un pont fortifié enjambe le canal et marque le retour des remparts. J’arpente la belle voie verte qui remplace désormais le chemin de ronde. à l’intérieur des murailles, la vieille ville donne une impression de village paisible, même si les habitations sont relativement récentes. En dehors, les immeubles se multiplient.

Dans l’anse nord-est de la muraille, reste l’enceinte de l’ancien poste de commandement, certainement restauré.

Au croisement nord des remparts et du canal, surplombant un charmant petit lac arboré (Yongyeon), se trouve le pavillon Banghwasuryujeong. Construit en L, au lieu d’être rectangulaire, le bâtiment n’est pas visitable.

à quelques mètres de là, un pavillon est construit sur le pont traversant le canal. J’en profite pour faire une pause et me rafraichir à l’ombre, dans un espace baigné par la brise et la douceur de l’eau. Il est neuf heures et demi du matin, et l’air commence déjà à être étouffant.

Une dizaines de minutes plus tard, je retrouve la porte Janganmun, au nord des murailles et boucle ainsi ma visite des remparts. Désormais, je rentre dans le dédale des rues vers l’entrée du palais temporaire. Je fais un détour par le centre de la culture traditionnel de Suwon. Les bâtiments de style traditionnels, ouverts au public et proposent tout un tas d’évènements festifs, de cours de cuisine etc. Si un jour je retourne à Suwon, je m’inscrirait à l’une des activités proposées.

Vers dix heures et demi, je commence la visite du palais. L’entrée coûte approximativement l’équivalent d’un euro. Il fait déjà trop chaud. Je fais comme les locaux et me déplace un maximum à l’ombre.


Par rapport à nos habitudes occidentales, les bâtiments royaux ont l’air tout petits. En grande majorité de plain-pied surélevé, les structures sont en bois sur dalle de pierre, les pièces petites et entourées de corridors ouverts sur l’extérieur.

Le palais ayant été presque entièrement rasé, le monument actuel est une reconstruction fidèle aux origines.

Des mannequins représentent des scènettes, dans les appartements royaux.


Après, une heure et demi de visite et déjà plus de cinq heures de marche dans les pattes, j’en ai marre, j’ai faim et sue beaucoup trop. Je retourne dans le quartier touristique proche de l’auberge et goûte mon premier jjajangmyeon. C’est un coup de cœur immédiat ! Je comprends désormais pourquoi ce plat sino-coréen est si présent dans les dramas. C’est un régal, qui tâche. Repus mais fourbu, je retrouve mon lit pour 3 heures de sieste.
à mon réveil, la journée touche à sa fin. Je suis trop en retard pour visiter le musée du palais et me rabat sur le musée d’art contemporain à proximité. Je ne vais pas mentir, je n’ai pas vraiment accroché. Je me pose dans le petit parc derrière le musée pour profiter de la fraicheur timide du soir. Demain, je veux rejoindre Gongju. N’ayant pas bien l’application de carto en main, je galère un peu à trouver les bonnes indications pour les transports en commun. Comme ce qui deviendra une habitude durant tout le voyage, ma mère me téléphone en début de soirée, la pause de midi en France.
Il fait nuit noire et je baguenaude une bonne heure ce samedi soir dans les rues animées de Suwon. Au détour d’une ruelle moins peuplée, je jette mon dévolu sur un petit resto presque vide tenu par une dame proche de la retraite. Elle est charmante avec ce client inhabituel. Je déguste un bulgogi brulant, à bien des égards. Je me régale, autre poncif de ce voyage.

Je rentre me décrasser à l’auberge et reposer mon corps fourbu. J’envie les coréens et leurs cheveux d’acier couleur de jais. Le nuage de soie châtain clair qui orne mon crane fait peine à voir, en comparaison. Je refais mon sac, demain matin, départ vers l’ancien royaume de Baekje !
Pour en savoir plus :
https://french.visitkorea.or.kr/svc/contents/contentsView.do?vcontsId=109834
https://french.visitkorea.or.kr/svc/contents/contentsView.do?menuSn=351&vcontsId=104413
http://www.swcf.or.kr/english/
https://www.souslecieldecoree.fr/category/visiter-coree-du-sud/suwon/
Le lendemain ->https://coudrier.fr/2025/01/13/voyage-en-coree-4-01-septembre-gongju/
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