Ce matin encore, je m’éveille tôt après une nuit fragmentée. Je dois me rendre à l’évidence, mon corps subit de plein fouet le phénomène fort connu des voyageurs : le jet lag. Si mon orgueil aurait fort apprécié d’être épargné par ces affres bassement physiologiques, je suis rappelé à ma condition de mortel, sans ménagement.
Une fois levé, mes affaires rangées, je pars. Je dépose les clefs de ma chambre à l’accueil et pars cueillir acheter mon petit déjeuner à une autre supérette. Je souhaite diversifier mes sources de nourriture. Après quelques échanges de bus, j’arrive au terminal des bus intercité et achète mon billet pour Gongju. Le trajet se fera tout en douceur. Le car est extrêmement confortable et me permettra d’admirer pour la première fois la luxuriante végétation qui recouvre la campagne coréenne. Bercé par le roulis du véhicule, je profite d’une sieste salvatrice.
J’arrive vers onze heures à destination. J’ai réservé une chambre abordable pour une nuit, dans un love-motel à proximité de la gare routière. J’y dépose mon gros sac et traverse le pont pour me rendre dans le quartier plus animé de la ville, au pied de la forteresse Gongsanseon. Gongju, de part sa qualité historique, est une ville touristique, j’ai donc le choix dans les restaurants.
Après quelques déambulations, je jette mon dévolu sur un établissement ne payant pas vraiment de mine mais fort plein. On doit se déchausser à l’entrée et les troupes de jeunes venu se restaurer ont laissés leurs effets en vrac devant la marche marquant la limite entre l’extérieur sale et l’intérieur propre. Je range mes baquettes dans le meuble prévu à cet effet et m’assoit à une petite table contre un pilier. Pendant que j’attends le mandu-tteokguk (bouillon de bœuf avec des gâteaux de riz et des mandus) que j’ai commandé, j’observe les autres clients. Tout le monde discute et mange dans la gaité. Le personnel, très affairé, est charmant avec chaque client.

Le plat est servi avec une théière en alu remplie de bouillon d’os de bœuf (seollangtang) et bien-sûr du kimchi. Le repas est fameux mais un peu trop épicé pour mes papilles, et bouillant. Repus, je pars faire le tour des remparts de la forteresse de Gongsanseon, non loin de là. L’entrée est payante, contre une modique somme.

Je l’avais déjà quelque peu expérimenté à Suwon mais je confirme la sensation : la Corée est vraiment un pays de montagne. La balade grimpe dur, la chaleur n’enlevant rien à l’effort. Je remercie une fois de plus ma ténacité au sport. Je grimpe les marches avec légèreté et le cœur suit le rythme sans trop forcer.

Comme toute muraille, les remparts de la forteresse sont ouverts aux quatre points cardinaux par des poternes surmontées d’un pavillon. On peut s’y reposer avant de reprendre l’ascension.

Des pavillons sont aussi disséminés à l’intérieur de l’ancienne ville, permettant aux gens de s’abriter.

Le palais ayant été détruit, des fouilles archéologiques ont permit de retrouver d’anciennes fondations. Les bâtiments présents sont des reconstructions. Pour en savoir plus : https://www.gongju.go.kr/en/sub02_02_02.do

https://en.wikipedia.org/wiki/Gongsanseong_Fortress
Après deux bonnes heures de marche en pente, je prolonge l’aventure par trois quart d’heure à bon rythme sur le bitume. Je m’arrête au petit musée souterrain Ungjin. Il présente les différentes découvertes et permet l’accès aux tombes royales préservées dans le parc attenant. L’exposition au rez de chaussée est courte mais ludique et surtout, au frais.
Puis direction le musée National de Gongju. L’endroit est gratuit et fascinant. On y trouve les artefacts locaux, encore préservés et de nombreuses expositions sur la culture et l’art local. J’y découvre des tombes du sixième siècle, des bijoux, des sculptures. Je me passionne tellement pour ce que j’y vois, que j’en oublie de faire des photos. Des bancs sont à disposition des visiteurs, dans les halls, ainsi que des fontaines distribuant de l’eau fraiche. Nous sommes plusieurs à en profiter pour nous détendre les jambes et s’hydrater.

Dans le bâtiment arrière, sont entreposés, sur quatre étages, tous les vestiges de poterie excavés sur place. La collection est impressionnante.

Sur le retour, je passe par le petit village de Hanok local. c’est mignon et aménagé pour que les touristes puissent y séjourner. La Hanok est la maison traditionnelle coréenne. construite en charpente de bois sur dalle de pierre, le sol est surélevé pour être chauffé par en dessous depuis des cheminées extérieures : le ondol. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ondol

Je marche presque une heure (4 km) pour rentrer à l’hôtel. Je m’arrête dans une supérette me procurer un paquet de friandises qui me serviront de repas du soir. Je suis exténué et n’ai absolument aucune idée de comment je vais organiser mon temps dans les jours à venir.
Pour en savoir plus :
https://french.visitkorea.or.kr/svc/whereToGo/locIntrdn/rgnContentsView.do?vcontsId=200625
https://french.visitkorea.or.kr/svc/whereToGo/locIntrdn/rgnContentsView.do?vcontsId=110027
https://french.visitkorea.or.kr/svc/whereToGo/locIntrdn/rgnContentsView.do?vcontsId=109760
https://www.souslecieldecoree.fr/aires-historiques-de-baekje/
Le lendemain ->https://coudrier.fr/2025/01/15/voyage-en-coree-5-02-septembre-en-transit/
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