Coudrier

Partageons nos histoires


Voyage en Corée 5 1/2 : 03 Septembre, Boseong

Le jet-lag s’apaise enfin. J’ai pu dormir presque sans interruption. La journée sera chargée. J’emballe mes affaires et pars avant 8 heures prendre le bus, pour la plantation Daehan Dawon. Il y a un bus par heure et je souhaite faire l’ouverture, qui est à 9 heures. J’ai le nez creux, en effet, dans le sud du pays, les prolongations de la chaleur estivale sont encore plus étouffantes.

Depuis le grand parking vide, en cette heure matinale, j’ai un quart d’heure de marche pour rejoindre le guichet de l’entrée. Un sentier en pente douce, sous le couvert des pins, permet de rejoindre l’entrée. Je suis en avance, chose suffisamment rare pour méritée d’être notée. Après quelques difficultés de communications, et un guichet automatique récalcitrant, j’arrive à me procurer mon billet et à passer l’entrée. Je peux y laisser mon gros sac. Le chemin se prolonge, toujours à couvert, sur ma droite, un petit ruisseau s’écoule doucement.

Avant d’accéder aux champs à proprement parler, une place verdoyante est aménagée avec boutique et restaurant. Les lieux sont vraiment aménagés pour recevoir le public. Toutes les plantations de thé ne sont pas visitable, celle-ci, certainement la plus connue, permet un abord facile et accueillant.

La petite fontaine apporte un brin de fraicheur à l’air ambiant déjà saturé d’humidité.

Les buissons de thé sont étalés sur toute la face sud de la colline. quelques grandes allées bétonnées ou en terre sillonnent les lieux pour faciliter la circulation.

Dans le calme moite, je flâne sur les allées, arpentant la colline en tous sens. Deux dames ayant l’air proche de la retraite, commencent à désherber entre les rangs.

Au centre de la plantation, un point de vue ombragé permet de profiter du paysage. Un autre, se situe en haut de la colline.

Depuis le point culminant, des champs, le panorama est impressionnant. On distingue la mer à l’horizon. La côté sud du pays, très vallonnée, trempe les pieds dans l’eau salée.

La montée vers ce point de vue est quelque peu physique, sans plus. Je redescends tranquillement, les autres visiteurs commencent à affluer.

À la boutique, je prends le temps de choisir un beau cadeau pour ma mère. Ce sera un sachet de thé local, Ujeon. À ce moment là, j’espère vraiment que ce petit sachet de feuilles séchées vaudra son prix d’or. De retour en France, je peux le dire : oui !

En fonction du moment de la récolte, le thé porte différents noms :
– Ujeon (우전; 雨前; lit. « pre-rain ») cueillit mi-avril, avant les premières grosses pluies. C’est le thé le plus fin et délicat, mais aussi le plus cher.

– Sejak (세작; 細雀; lit. « thin sparrow ») issu de la deuxième récolte, en mai, après les premières pluies. Ce thé est déjà plus fort en gout, il reste un thé vert de belle qualité.

– Jungjak (중작; 中雀; lit. « medium sparrow ») troisième récolte, en mai. C’est le thé vert classique, frais et légèrement amer.

-Daejak (대작; 大雀; lit. « big sparrow ») dernière récolte avant les grosses chaleurs estivales, c’est un thé plus grossier, utilisé en cuisine ou pour les sachets de thé vert.

Après cette visite apaisante, je récupère mon sac, me désaltère d’un macha latte au bar du parking, moins cher que le bar à l’intérieur de la plantation, en attendant le bus. Je retourne à la gare de Boseong, pour récupérer un autre bus qui m’amène à Nagan Eupseong.

Pour en savoir plus :
https://french.visitkorea.or.kr/svc/contents/contentsView.do?menuSn=351&vcontsId=107802
http://dhdawon.com/page/main.asp
https://en.wikipedia.org/wiki/Korean_tea#History

Suite de la journée ->https://coudrier.fr/2025/02/04/voyage-en-coree-7-03-septembre-nagan-eupseong/



Laisser un commentaire